Logement, automobile, high-tech, produits culturels…faut-il encore acheter des produits neufs ?
C’est un débat que j’ai eu ce week-end avec un ami et nous n’avons pas pu nous mettre d’accord. Nous avons exposé tour à tour nos arguments et j’ai bien vu que c’était deux visions de la consommation et de l’investissement qui s’opposaient.
Son avis, toujours acheter neuf, le mien, l’inverse forcément…Rapide retour sur notre argumentation !
Pourquoi faut-il acheter neuf ?
Pour Jérôme, acheter neuf c’est tout d’abord avoir le plaisir de la première utilisation. C’est savoir que le produit qu’il possède est neuf, sans défaut, et qu’il peut se prémunir contre tout dysfonctionnement à court et moyen terme. Acheter neuf c’est avant tout acheter de la tranquillité.
De plus, c’est aussi faire partie des early adopters c’est à dire accéder à une nouvelle technologie ou une innovation avant les autres, ce qui est quelque part flatteur pour son égo. Le prix est rarement un frein ce qui lui permet de changer souvent les produits qui se veulent vieillissants. Bref, il est toujours le possesseur du dernier gadget à la mode et quand celle-ci passe, il rebondit pour une autre.
En pratique, il a tout acheté neuf, sauf son appartement…mais ça ne saurait changer.
Pourquoi il ne faut pas acheter neuf ?
J’ai une vision différente des choses. Je comprends entièrement ses arguments, je les respecte mais je pense qu’il fait fausse route. Tout d’abord neuf, qu’est-ce que ça veut dire ? A partir de quand un produit passe-t-il dans la catégorie de l’occasion ? Est-ce à la première utilisation ? Est-ce en fonction de la durée ? De l’utilisation ?
Prenons le cas de la voiture de Jérôme. Il achète toujours sa voiture neuve et la change tous les deux ans avec moins de 40 000 km au compteur. Entre l’achat et la revente, il perd plus de 30% de la valeur de son véhicule. Selon lui, les frais d’entretiens et de révisions pour un véhicule de plus de 2 ans (hors garantie) sont trop élevés et compensent ses 30% de perte en amont. A l’inverse, je pense qu’une voiture d’à peine deux ans est quasi neuve ! Les frais sont rares et le véhicule décote plus lentement qu’à son premier achat.
Jérôme perd clairement de l’argent en adoptant cette attitude mais il est tranquille car il sait que quoiqu’il arrive, si sa voiture tombe en panne, c’est la garantie qui prend le relais. Économie contre tranquillité, chacun son avis.
Au-delà de la voiture, on s’oppose sur le high-tech. Nouvel iPad, nouvel ordinateur, nouvel écran, il est toujours au top. Moi, je fais partie de la seconde vague, je regarde le marché et je ne me précipite jamais. Pourquoi ? Parce que j’attends toujours que des « Jérôme » fassent les erreurs pour moi. Combien d’innovations ont-ils pu acheter pour au final abandonner le produit parce que la technologie a évoluée dans un autre sens ?
Bref, je pense clairement que Jérôme devrait être plus vigilent. Une grosse partie de ces dépenses pourraient être épargnées ou réinvesties. Mais au final, c’est là que nos deux visions s’opposent. Je suis un épargnant, il est un dépensier…deux modes de vie deux façons de vivre ses dépenses…
Alors, qu’est-ce que je n’achète jamais de neuf ?
Attention, mon objectif n’est pas de forcément tout acheter neuf ! Je pense juste que certains produits peuvent être plus intéressant en occasion et perdre moins de valeur avec le temps. Encore une fois, je parle d’achats intelligents !
- Un logement ! Parce que les prix du neuf sont supérieurs au marché (parfois de plus de 30%) et aussi parce que pouvoir rénover soi-même ça a un côté ludique (je n’aurai jamais su par exemple ce qu’est du polypropylène expansé autrement!).
- Ma voiture, je privilégie de jeunes occasions et les enchères.
- Les produits culturels (jeux vidéo, DVD, livres, CD…) dans la mesure du possible
- Le mobilier (en partie). En effet, j’adore chiner, bricoler de vieux meubles et leur donner une seconde vie.
- Le high-tech. En partie aussi parce que certains produits sont plus fragiles que d’autres.
Après je pense qu’il y a plein de produits qui ne méritent pas un achat neuf. Je pense à certains produits de puériculture, tout ce qui concerne les moyens de locomotion, la déco…
Et vous, vous en pensez quoi ? Vous achetez neuf ?








Je trouve les arguments de Jérôme vraiment léger. Des problèmes sur des véhicules neufs ça arrive régulièrement. Même si c’est garanti c’est toujours des soucis.
Ma voiture avait 5 ans quand je l’ai achetée. Un an et demi plus tard à part une vidange aucun frais. Elle côte juste 500€ de moins. J’ai acheté la majeur partie de mon mobilier 2 à 3 fois moins cher que le neuf.
Je pense comme toi Laurent, j’achète d’occasion certains produits (produits culturels, voiture, immobilier) mais neuf les logiciels par exemple, téléphones.
Je compare entre prix / défaut en cas de réparation. Ce qui me pèse le plus c’est d’acheter neuf … avec derrière des réparations qui tombent facilement (mon blackberry…)!
Je suis d’accord que cela dépend pour beaucoup des produits dont on parle et que l’on ne peut en aucun cas trancher de façon générale en faveur du neuf ou de l’occasion.
L’achat neuf est aussi souvent associé à une notion de plaisir, peut être plus que sur de l’occasion.
Intéressant également ta question de savoir à quel moment il faut considérer qu’un produit est d’occasion.
J’ai acheté deux voitures neuves. Je pense que je ne le ferai plus.
Sur les véhicules il y a aussi un mythe qui me semble bien ancré et qui consiste à dire qu’une voiture au-delà de 100 000 km est foutue. Il y a quelques années j’avais acheté (neuve) une Fiat Punto essence. Beaucoup me l’avait déconseillé. Je l’ai revendue avec 190 000 km sans avoir jamais rencontré de problèmes.
Je m’intéresse depuis toujours à l’astronomie. En la matière, l’optique de précision, je préfère acheter une lunette ou un télescope neuf de façon à être certain que la qualité optique de l’instrument est intacte. Mais là aussi je connais d’autres points de vue…
100% d’accord avec toi. J’use et j’abuse de Ebay et autres. Jamais de DVD ou de CD neuf, ma voiture achetée à 70 000 Km en a à présent 129 000 et aucun souci. par contre, cela demande de faire un peu de recherche afin de voir les retours utilisateurs sur les produit et d’acheter du solide.
Bonjour Laurent,
Je te rejoins, sur certains produits, pas trop d’avantage à acheter neuf, il vaut mieux privilégier l’occasion.
Al
Il y a un autre avantage qui me semble important lorsqu’on achète d’occasion : le facteur écologique.
Non seulement, acheter un produit d’occasion permet qu’il ne soit pas jeté, mis à la cave ou au garage, ce qui évite le gaspillage et de manière générale, plus on achète d’occasion, moins on doit produire et polluer. Je vous accorde que c’est une vision assez philosophique de la consommation, mais pour ma part, je n’achète neuf que lorsque je suis obligé.
Personnellement j’ai acheté ma voiture a 10 ans et 31 000 km, deux ans plus tard je n’ai toujours rien fait dessus mis à part la vidange et le contrôle technique… Je ne regrette absolument pas !
Les deux attitudes sont possibles selon les produits: soit on privilégie l’usage, alors un achat d’occasion est bien plus économique, à condition de faire le tour de la question (fiabilité, bilan économique, avis de consommateurs …), soit on préfère le côté statutaire, alors il faut payer le surcoût associé, l’obsolescence rapide et la fiabilité inconnue (produits Apple par exemple …)
Débat intéressant, j’arrive un peu tard;-) Pour ma part, je suis achat coût de coeur et donc je privilégie le neuf. D’un point de vue économique, cela n’a aucun sens, on dépense beaucoup plus.
C’est avant tout pour flatter son égo, posséder la nouvelle technologie, savoir que personne avant nous n’a utilisé le matériel, ou pour une voiture par exemple la personnaliser à son goût.
C’est très, très agréable de découvrir sa voiture neuve… Elle brille, sent le neuf et vous êtes la première personne (ou presque) à monter à son bord.
Maintenant, on le fait en fonction de ses moyens, mes 3 dernières voitures étaient d’occasion car je n’avais pas les moyens d’en acheter une neuve à ce moment là.
C’est drôle je me prénomme également Jérôme… Coïncidence;-)
Merci Jérôme pour votre retour d’expérience. Effectivement tout est une question de moyen et d’égo